Cette étrange histoire a débuté un mardi matin alors que nous étions tous sagement assis dans notre classe. La directrice,
Madame Martin, est entrée et on a fait silence pendant qu'elle allait échanger quelques mots avec notre institutrice,
Mademoiselle Fontaine.
Nous, on se demandait bien ce qui pouvait se passer mais personne n'aurait osé poser la question.
La dirlo, elle n'a pas la tête de quelqu'un de commode et puis, elle est plutôt du genre à distribuer les punitions plus
rapidement que le père Noël ne donne des jouets.
Ensuite, la directrice a fait entrer un jeune garçon dans notre classe
et puis elle est repartie en fermant la porte derrière elle.
Alors mademoiselle Fontaine a dit :
- Je vous présente votre nouveau camarade, il se prénomme Boris. Ses parents viennent s'installer dans notre village pour
reprendre la boulangerie de monsieur Germain qui part en retraite. J'espère que vous accueillerez Boris avec gentillesse
et que vous l'aiderez à s'habituer à sa nouvelle école.
Pendant qu'elle nous faisait son petit blabla, on en a profité pour regarder à quoi ressemblait le nouveau.
Il n'était pas
très grand pour un élève de CM 1 et il était plutôt du genre maigrichon avec des longues jambes comme les girafes et
des grands bras comme, euh... comme les girafes ; après tout, elles ont quatre pattes.
Moi, je lui ai tout de suite trouvé une tête de faux jeton. Avec ses cheveux bien rangés sur son crâne comme s'ils étaient
au garde-à-vous, son petit nez en trompette et ses oreilles qui ressemblaient à deux paraboles pour recevoir toutes
les chaînes de télévision en même temps, j'ai compris tout de suite qu'il allait essayer de piquer ma place de premier
de la classe.
Et moi, j'y tiens à ma place de premier. D'abord parce que je suis le chouchou de la maîtresse et qu'à
chaque fois qu'il faut ramasser les copies, c'est à moi qu'elle le demande. Je suis comme qui dirait son " instituteur
adjoint ".
Mais si j'aime être le premier c'est surtout parce que mes grands-parents me donnent un gros billet pour mettre dans ma
tirelire à chaque fois que je ramène mon carnet de notes.
C'est très important l'argent. C'est mon oncle Raoul qui dit ça
et il sait de quoi il parle parce qu'il n'a jamais un sou en poche. Ma mère dit que c'est un paresseux et qu'il tire
le diable par la queue. Moi, je ne savais pas que les gens paresseux étaient très courageux parce que si je croisais
le diable, avec tout ce que monsieur le curé dit de lui, eh bien, jamais je n'oserais lui tirer la queue.
Le nouveau est allé s'asseoir à côté de Nicolas et il a sorti sa trousse, son stylo et aussi un gros cahier tout neuf.
Nicolas s'est tourné vers moi et il m'a regardé avec des grands yeux étonnés. Quand il fait ça, on dirait un hibou
qui vient de tomber de sa branche et j'ai bien failli éclater de rire.
Sarah et Lucie étaient assises devant Boris ; elles se sont retournées pour le regarder mais il a fait comme s'il ne les
voyait pas. Il a tort, elles sont plutôt sympas pour des filles.
Sarah et Lucie font partie de mon club, avec Nicolas,
le hibou. On se réunit tous les mercredis après-midi pour s'occuper de notre collection de timbres et ensuite on mange
des gâteaux ; c'est un club très fermé.
Sarah préfère les timbres sur les papillons, Lucie, ce sont les maisons qui
la passionnent, moi les avions parce que je veux être pilote quand je serai grand et Nicolas, il récupère tous les
timbres qui restent.
C'est ainsi que Boris a débarqué, un beau jour. Ses parents ont tout de suite été bien accueillis par
les gens du village. D'abord parce que ça faisait un mois que la boulangerie était fermée, et c'était terrible de plus
sentir l'odeur du bon pain quand on passait devant le magasin.
Et puis les parents de Boris connaissaient plein de recettes pour fabriquer des brioches, des beignets et des chaussons
aux pommes absolument délicieux. Alors, moi aussi j'ai été content que Boris soit venu vivre dans notre village, à cause
des brioches que j'adore, et puis aussi parce qu'il n'est pas devenu le premier de la classe, même s'il travaillait très
bien.
Sarah et Lucie ont même proposé qu'on invite Boris à faire partie de notre club de timbres mais on n'a pas eu le temps
de lui demander parce qu'un événement exceptionnel est venu perturber la vie de notre petit village.
Tout a commencé un matin.
On était en train de jouer dans la cour en attendant que la cloche sonne le début de la classe
quand Sarah est arrivée tout énervée. Elle nous a fait de grands gestes à Lucie, Nicolas et moi, et on s'est rassemblés
tous les quatre dans un coin de la cour, loin des autres enfants, pour que ça reste secret.
- Il s'est passé quelque chose cette nuit, nous a raconté Sarah. Mon père était en train de dormir dans une petite pièce qui
se trouve juste à côté de la bergerie quand il a été réveillé par un vacarme épouvantable. C'était les moutons qui poussaient
de grands cris. Mon père s'est levé, il a pris sa lampe torche et son fusil qu'il garde toujours près de lui au cas où
un loup viendrait rôder, et il est sorti pour se rendre à la bergerie. Et là...
Là, Sarah s'est arrêtée pour voir si on était tous suspendus à ses lèvres et nous on attendait la suite avec impatience.
- C'était le loup ? s'est soudain écriée Lucie. Il y a un loup qui rôde autour de notre village ? Il va venir nous dévorer
comme " le petit Chaperon Rouge ", c'est affreux, je ne veux pas qu'il me mange !
Sarah a secoué la tête d'un air très mécontent.
- Les loups qui mangent des enfants, c'est que des contes pour les tout petits et pas pour les grandes de ton âge, Lucie.
Et maintenant, je peux continuer oui ou non ?
Elle a raison Sarah. On ne doit plus croire à ces bêtises quand on a neuf ans et qu'on est déjà à moitié majeure. Lucie
a ouvert la bouche pour répondre quelque chose mais elle a dû oublier quoi parce que pas un mot n'est sorti.
Alors Sarah a poursuivi :
- Les moutons ne risquent rien à l'intérieur de la bergerie. La porte est très solide et mon père vérifie toujours qu'il a
bien fermé le cadenas. On ne sait jamais si, des gens malhonnêtes voulaient nous voler des bêtes. Les moutons faisaient
encore du bruit mais ils commençaient à se calmer, ça voulait dire qu'il n'y avait plus de danger. Mais mon père a passé
le reste de la nuit à monter la garde et c'est comme ça que, tout à coup, avec sa lampe torche, il a découvert...
Sarah a encore fait une pause et je me suis dit qu'il valait mieux qu'elle ne choisisse pas de faire médecin plus tard,
parce que ses malades seraient tous morts avant qu'elle n'ait pu leur dire ce qu'il y avait sur leurs radios.
- Il y avait une dizaine de souris mortes. Et elles étaient toutes bien alignées sur le sol, les unes à côté des autres.
- Euh... , il a fait Nicolas. Et le loup ?
- Quand le jour s'est levé, mon père a cherché autour de la bergerie mais il n'a trouvé aucune empreinte de loup, rien du tout.
Et il s'y connaît.
Sarah disait la vérité. Mathurin, son père, était un véritable spécialiste de ces sales bêtes avec de longues dents pour
manger les petits Chaperons Rouges.
Oui, je sais ce que pense Sarah au sujet de cette histoire " c'est que des contes
pour les petits enfants " seulement moi je n'aurai mes neuf ans que dans deux mois.
- Mon père a dit que c'était drôlement bizarre, a ajouté Sarah.
Moi je n'ai pas vraiment compris pourquoi puisque ce n'était pas un loup.
- Oui, mais les moutons étaient tout affolés, a répondu Sarah. Donc, il y a bien quelque chose qui leur a fait peur.
- Et toutes ces souris mortes, a dit Lucie. Pourquoi est-ce qu'un animal tuerait des souris pour ne pas les manger ?
- Surtout après les avoir rangées comme des crayons de couleur dans une boîte, a précisé Nicolas qui fait parfois de drôles
de comparaison.
On a dû arrêter d'en parler parce que la cloche avait sonné et qu'il fallait rentrer en classe, mais le soir on a remis ça
de plus belle quand on a appris qu'il s'était produit la même chose chez le fermier.
Les joueurs de pétanque étaient en train de s'entraîner sur la place du village, quand Gaspard est arrivé en courant.
Il était tout blanc, comme s'il venait de rencontrer son propre fantôme.
- Les souris ! qu'il criait. Elles sont toutes mortes.
Gaspard était entré dans sa grange pour attraper quelques bottes de foin pour ses vaches. Il avait empoigné sa fourche
et commencé son travail, et tout à coup, il les avait découvertes : douze souris allongées, côte à côte, près de
l'abreuvoir.
- Ca s'est passé pendant la nuit, a expliqué Gaspard. Les bestioles étaient toutes froides. Il y a une drôle de bête qui rôde
autour du village, il faudrait faire une battue pour la retrouver et l'abattre.
- Oh, Gaspard ! Tu ne vas pas nous dire que tu regrettes les souris ? s'est étonné Tobias le menuisier. Depuis le temps
que tu râlais qu'elles dévoraient ton foin, tu devrais être content.
- Tout de même, a dit le maire de notre village, cette bête qui tue les souris et qui les aligne bien comme il faut...
Ce n'est pas normal.
Il y a eu un silence. C'est vrai que vu comme ça, ce n'était pas rassurant. Alors, le maire a dit qu'on attendrait pour voir
si la bête réapparaissait la nuit suivante.
Et puis, le lendemain il ne s'était rien passé. Ni le jour suivant, ni le jour d'après. Alors, on a oublié cette histoire
de souris et la vie du village a repris, comme avant.
Le mois suivant, je me suis encore retrouvé premier de la classe et mes grands-parents m'ont encore donné un gros billet
pour mettre dans ma tirelire. Je n'y peux rien si je suis un garçon très intelligent.
Les souris, ça a recommencé un mois plus tard. Cinq souris bien rangées dans la chapelle de monsieur le curé, au pied de
l'autel, et puis neuf autres chez le meunier.
Quand on est arrivés à l'école, tout le monde était déjà au courant et ne parlait plus que de ça.
Ce jour-là, Nicolas
a failli arriver en retard et il est entré le dernier dans la classe. Ensuite, quand la maîtresse nous a tourné le dos
pour écrire la date sur le tableau, il s'est mis à nous faire des signes à Lucie, à Sarah et à moi. Même qu'il a failli
tomber en bas de sa chaise à force de gesticuler.
A la sortie, il a dit qu'il savait tout. Tout quoi ? Il n'a rien voulu révéler tant qu'on ne s'est pas retrouvés, tous
les quatre, dans ma chambre.
Alors, Nicolas nous a regardés avec un air à faire peur et il a dit d'une drôle de voix :
- Cette nuit, c'était la pleine Lune.
Sarah, Lucie et moi, on l'a dévisagé sans comprendre, et Nicolas a ajouté :
- Quand Mathurin et Gaspard ont trouvé les premières souris, le mois dernier...c'était aussi la pleine Lune, j'ai vérifié
sur le calendrier.
On ne comprenait toujours pas et pourtant je suis le premier de la classe, alors Nicolas s'est un peu énervé :
- Mais tout le monde sait bien qu'IL ne sort que pendant les nuits de pleine Lune !
Et puis Nicolas a ajouté :
Le loup-garou !
Si vous aviez vu la tête des filles ! C'était leur tour d'avoir des yeux de hibou et puis elles ont fait "Aaaah"
et elles sont restées toutes les deux, la bouche ouverte.
Moi, j'ai regardé Nicolas comme s'il était vraiment tombé d'un
arbre et j'ai dit pour me moquer de lui :
- Puisque tu sais que c'est un loup-garou, tu dois aussi savoir son nom ? Alors, c'est qui le monstre ?
- Non, môssieur le malin, je ne sais pas comment il s'appelle, a dit Nicolas en haussant les épaules. Mais on pourra
l'attraper à la prochaine Lune. J'ai la date, c'est le douze.
Alors là, je dis bravo ! Nicolas m'avait épaté comme si la maîtresse venait de lui filer un vingt sur vingt en orthographe.
D'habitude, il a entre zéro et deux.
Tout à coup, Sarah s'est écriée :
- Nicolas et toi vous devez capturer ce monstre.
- Oui-oui, a dit à son tour Lucie. Il ne faut pas le laisser en liberté.
Sarah a ajouté :
- A la prochaine pleine Lune, vous devrez le coincer et l'enfermer dans une cage.
- Je vous prêterai celle de mon canari, a dit Lucie.
- On va faire croire qu'il y a des souris dans la cabane de Félix le jardinier, a expliqué Sarah. Ensuite, on va en parler
à toutes les commères du village pour que le loup-garou soit au courant et qu'il tombe dans notre piège. Et quand
il arrivera pour tordre le cou aux souris, vous les garçons, vous n'aurez plus qu'à le coincer. Et voilà.
Ca, c'est bien les filles ! Elles sont géniales pour trouver les bonnes idées mais quand il s'agit de passer à l'action,
elles laissent faire les garçons.
Nicolas et moi on s'est regardés, et j'ai eu envie d'obliger Nicolas à manger son calendrier.
Les semaines ont passé très vite et la nouvelle pleine Lune est arrivée. On avait quand même eu le temps de préparer
un plan et les filles avaient accepté de nous donner un coup de main.
A la nuit tombée, on s'est retrouvés, tous
les quatre, près de la fontaine. Lucie m'a donné la cage de son canari ; c'était une toute petite cage, j'espère que
le loup-garou voudra bien rentrer dedans sans faire d'histoires.
Ensuite on a marché, en silence pour ne pas se
faire repérer, et une fois arrivés dans le jardin du jardinier, Nicolas et moi on s'est cachés dans les buissons,
près de la cabane et les filles ont grimpé dans un arbre, juste en face. Sarah avait emprunté la puissante
lampe torche de son père pour nous éclairer quand la bête arriverait.
Nicolas avait mis son cache-nez parce qu'il faisait un peu frais et c'était une bonne idée parce que je lui ai attaché
le cache-nez autour de la bouche pour ne plus entendre ses dents qui claquaient.
Vous croyez que nous sommes des garçons
très courageux ? Oui, je ne vous dirai pas le contraire, mais Nicolas et moi nous avions aussi longuement réfléchi
avant d'accepter cette "mission impossible", et on s'était dit que si le loup-garou ne s'attaquait qu'aux souris,
c'était sans doute parce qu'il était encore tout petit.
Un hibou s'est mis à hululer quelque part sur une branche. Son cri était lugubre à faire peur et j'ai regretté parce que
je n'avais pas d'autre cache-nez sous la main pour lui fermer le bec.
Soudain, il y a eu une sorte de grondement, et puis les pas d'un animal qui marche dans les fougères.
Nicolas et moi on
a retenu notre souffle, mais on ne pouvait pas tenir longtemps sans respirer.
La bête n'est pas passée très loin de
nous - j'ai vu s'agiter les feuillages - et puis, elle s'est arrêtée devant la porte de la cabane qu'on avait laissé
entrouverte, à cause de notre piège. La bête est entrée et hop ! Nicolas et moi on a couru à la cabane, refermé la porte
et tiré le verrou.
- On l'a attrapé ! j'ai crié.
Les filles sont aussitôt venues nous rejoindre.
- Vous avez vu à quoi ressemble le loup-garou ?
J'ai demandé ça aux filles parce qu'elles se trouvaient juste en face de la cabane et qu'elles étaient les mieux placées
pour apercevoir le monstre.
- Son corps est recouvert de longs poils, a répondu Sarah et elle avait une voix bizarre en disant ça, comme si elle avait
très peur.
Lucie a ajouté :
- J'ai aperçu une ombre immense alors j'ai fermé les yeux.
A ce moment-là, on a tous sursautés parce que la bête n'était pas contente d'être emprisonnée dans la cabane. Elle
s'est mise à donner de grands coups de griffes contre la porte et cela faisait un bruit horrible.
Moi, j'ai regardé la cage et j'ai senti mon courage qui fondait comme une glace à la vanille en plein mois d'août.
- Je crois qu'on devrait aller chercher nos parents, a dit Nicolas.
Et les filles ont fait oui-oui de la tête. Décidément, ce Nicolas, il est épatant.
C'est à ce moment-là qu'on a entendu une voix qui provenait de la cabane et qui nous disait :
- Laissez-moi sortir, je ne vous ferai pas de mal, je vous le promets.
Nicolas a écarquillé ses yeux de hibou :
- Le loup-garou... il parle.
- Et il a la voix de Boris, a jouté Lucie. Vous croyez qu'il l'a avalé ?
- Mais je "suis" Boris, a poursuivi la voix. Je vous jure que c'est vrai. Ouvrez et vous verrez !
On lui a répondu qu'on ne pouvait pas faire confiance à un loup-garou et que s'il voulait qu'on le croit, il devrait
nous réciter la dernière leçon d'histoire que la maîtresse nous avait donnée à apprendre et aussi la table de
multiplication par neuf parce que Boris était le seul élève capable de la réciter sans se tromper.
Alors le loup-garou nous a tout déballé : Saint Louis sous son chêne et les croisades. Et il a enchaîné avec la table
de multiplication par neuf qu'il a récitée tellement vite qu'on aurait dit que c'était lui qui l'avait inventée. Il
avait à peine terminé qu'il nous a proposé la table par huit, au cas où on hésiterait encore, mais Nicolas s'est mis
à bâiller et il a dit qu'on n'allait quand même pas y passer la nuit.
Sarah a allumé sa lampe... J'ai entrouvert, lentement, la porte de la cabane... Et tout à coup on a découvert Boris.
Il était en train de redevenir un petit garçon mais il avait encore de grandes oreilles couvertes de longs poils noirs
et ses yeux brillaient d'une drôle de façon.
- C'est toi le loup-garou qui tue les souris ? a demandé Nicolas.
Boris a fait "oui" de la tête et puis il a dit :
- C'est vrai, c'est moi, mais je ne suis pas un loup-garou.
- Ah oui ! Et tu es quoi alors ? a insisté Nicolas.
- Un chat-garou, a répondu Boris. A chaque pleine Lune, je me transforme en un gros chat noir.
- Et tes parents ne le savent pas ? s'est étonnée dit Lucie.
- Oh si, bien sûr, a répondu Boris. Ils ont bien fini par s'en rendre compte mais ils sont contents de ne plus avoir de souris
qui mangent la farine ; c'est pratique dans une boulangerie.
C'est comme ça que cette drôle d'histoire s'est terminée et on a juré à Boris de ne rien dire à personne. Après tout,
les gens du village étaient contents de ne plus être embêtés par ces satanés souris et nous, on était plutôt fiers
d'avoir un copain "pas comme les autres".
Depuis ce jour-là, Boris fait partie de notre club de timbres. Et il collectionne... les chats.
Allez, il faut que je vous laisse pour aller les rejoindre et je ne veux pas arriver en retard, à cause des brioches.
J'espère que Nicolas ne fera pas de blague cette fois-ci. Mercredi dernier, il avait appris que c'était l'anniversaire
de Boris et il lui a offert un collier anti-puces. Boris n'a pas trouvé ça amusant mais nous on a beaucoup ri.
